Les PFAS, ou substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, sont très répandus dans l'environnement. Un nouveau polluant à prendre en compte? Quelles solutions pour y remédier? TAUW vous explique!
L'acronyme PFAS fait référence aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées et comprend une famille d'environ 6000 composés organofluorés individuels qui ont été produits depuis les années 1940. Les PFAS ont été utilisés dans un large éventail d'industries telles que la production de téflon, les procédés de galvanisation, l'industrie du textile et de l'emballage. Les PFAS sont également présents dans les mousses d'extinction d'incendie, on les retrouve donc également dans les endroits où des calamités (incendies) se sont produites ou dans lesquels des exercices d'extinction d'incendie ont été effectués (les aéroports, par exemple).
Les PFAS sont très répandus dans l'environnement. Ces composés sont très mobiles via les eaux souterraines et sont très résistants à la dégradation biologique et chimique. Cependant, les effets toxicologiques des PFAS sur l'homme n'ont que peu été étudiés. Seuls une partie de ces substances, principalement les composés PFOS et PFOA, ont été étudiés plus en profondeur.
Les PFOS et l'PFOA sont classés par des organismes internationaux comme des substances cancérogènes possibles ou probables (mais pas encore prouvées). L'exposition chronique aux PFOS entraîne des effets négatifs sur le foie, les poumons, la balance hormonale, la reproduction et le développement chez les animaux de laboratoire.
Ces deux familles de composés (PFOA et PFOS) sont repris dans la liste des polluants organiques persistants (POPs) régit par la convention de Stockholm. En Europe, certains pays (dont le Danemark, l’Allemagne, la Suède et les Pays Bas) ont fixé des valeurs normatives pour la présence de certains PFAS dans les eaux et/ou les sols. En France, certains centres d’acceptation de terres imposent des analyses sur ces composés avant de prendre en charge des terres considérées comme non contaminées.
En Flandre, l'OVAM considère actuellement les PFAS comme des "contaminants émergents" et en juin 2020, l'OVAM a élaboré une première ligne directrice sur les PFAS dans les études de sols. L'OVAM travaille actuellement à l’élaboration de normes autour des PFAS. Le résultat de cette étude est attendu prochainement, et vous pouvez en tout cas compter sur TAUW pour vous tenir informé.
En Région Wallonne et à Bruxelles, il n’y a pas encore de normes pour ces familles de substances. On peut cependant s’attendre, avec la place médiatique croissante que prennent ces composés, à voir des propositions de normes dans les années à venir pour ces régions. En Région Wallonne, les PFOA et PFOS devraient être repris dans la liste des polluants non normés pouvant être consultée par les bureaux d'études dans le courant de 2021.
Etant donné l’importante bioaccumulation des PFAS et leur longue durée de vie dans l’environnement que cette problématique peut avoir des conséquences techniques et financières importantes sur la gestion des sols d’un site.
En Europe, Milieutechniek de Vries & van de Wiel (qui fait partie du Groupe DEME) et TAUW ont uni leurs forces pour offrir une option de nettoyage rentable et durable pour les sols contaminés par les PFAS. Ce processus de "lavage des sols" est une version hybride du processus de nettoyage par extraction humide qui se concentre principalement sur l'assainissement des eaux de traitement. Des rendements de nettoyage de plus de 95% ont déjà été atteints en laboratoire ainsi que dans la pratique (lire l'article complet).
Vous cherchez également un expert fiable en matière de PFAS et de sol ? Veuillez alors contacter Herwig De Wilde :
Courriel : herwig.dewilde@tauw.com
M : +32 (0)498 87 61 12
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